Visite apostolique du pape Léon XIV en France : les SGDF au service 

Visite apostolique du pape Léon XIV en France : les SGDF au service 

Du 25 au 28 septembre 2026, le pape Léon XIV était en visite apostolique en France. Parmi les nombreux acteurs impliqués dans l’organisation de cette visite, près de 800 Scouts et Guides de France se sont mis au service de cet évènement historique. Chiara et Frédérique, mobilisées respectivement sur la veillée des jeunes et la messe de la Concorde nous racontent leur expérience. 

Vendredi 25 septembre, fin de soirée. Après un office des vêpres à la Cathédrale Notre-Dame-de-Paris, le pape Léon XIV se dirige vers le Stade de France pour la veillée des jeunes, à destination des 17-35 ans, où l’attendent 80 000 participants et participantes.  

Alors qu’il est encore en route vers le stade, la veillée bat déjà son plein, marquée par de premiers temps forts. Parmi eux, une procession mariale mettant en avant les trois principaux mouvements de scoutisme catholique en France : les Scouts et Guides de France (SGDF), les Scouts Unitaires de France (SUF) et l’Association des Guides et Scouts d’Europe (AGSE). endredi 25 septembre, fin de soirée. Après un office des vêpres à la Cathédrale Notre-Dame-de-Paris, le pape Léon XIV se dirige vers le Stade de France pour la veillée des jeunes, à destination des 17-35 ans, où l’attendent 80 000 participants et participantes.  

Alors qu’il est encore en route vers le stade, la veillée bat déjà son plein, marquée par de premiers temps forts. Parmi eux, une procession mariale mettant en avant les trois principaux mouvements de scoutisme catholique en France : les Scouts et Guides de France (SGDF), les Scouts Unitaires de France (SUF) et l’Association des Guides et Scouts d’Europe (AGSE).

« C’était important pour moi de représenter le scoutisme »

Chiara, compagnon dans le groupe de l’Haÿ-les-Roses-Chevilly (94), fait partie des 9 SGDF qui ont pris part à cette procession mariale composée de près de 30 scouts et guides. « Quand on a commencé la procession avec la statue de la vierge, les gens ont commencé à crier et à louer. C’était émouvant de voir le stade de France chanter l’Ave Maria et prier Marie », confie-t-elle.

Elle qui n’avait jamais eu l’occasion de vivre un évènement avec le pape, n’a pas hésité longtemps quand on lui a proposé de prendre part à cette procession mariale. « Participer à une veillée avec le pape, c’est incroyable et une belle occasion de m’engager dans ma foi. C’était aussi important pour moi de représenter le scoutisme à cette occasion », explique-t-elle.

Avant de poursuivre : « Je pense qu’on a tous des préjugés sur les autres mouvements de scoutisme. Mais quand on regarde, on partage les mêmes valeurs même si on les vit différemment. C’était beau de vivre cette unité. » Ce qu’elle retient de cette expérience unique ? « Pendant la veillée, le pape a envoyé un message d’espérance et de paix, à nous les jeunes. J’ai trouvé ça très beau. Le voir en vrai, se rendre compte du mouvement qu’il créé autour de lui, voir que ce n’est pas quelqu’un qui reste au Vatican éloigné des membres de l’Eglise mais qu’il vienne à notre rencontre, ça m’a touché », conclut-elle.

« J’avais à cœur de contribuer à sa venue »

Samedi 26 septembre, dans la matinée. Le pape poursuit sa visite apostolique et est notamment attendu dans l’après-midi pour la célébration d’une messe géante entre la Concorde et les Champs-Elysées, réunissant 800 000 personnes. Un évènement XXL qui a pu compter sur la mobilisation de nombreux bénévoles, dont Frédérique, Cléophas du territoire Normandie-Seine (76).

Arrivée à 8h30, après un réveil à 6h, la bénévole est répartie avec les autres volontaires le long des Champs-Élysées. Première mission : faire respecter le dispositif de sécurité en demandant, « avec douceur et avec le sourire », à tout le monde de rester derrière les barrières avant le passage du pape.

Pourquoi avoir choisi de donner une journée entière, de parcourir près de neuf kilomètres et de passer des heures debout, pour être bénévole ? « Comme le pape nous avait écrit pour le rassemblement Clameurs!, j’avais à cœur de contribuer à sa venue », explique Frédérique.

« Vivre mon engagement et tenir ma promesse »

Elle retrouve ici des réflexes bien scouts : travailler en équipe, faire confiance à l’organisation, accepter des conditions simples et surtout « faire de notre mieux ».

Pour Frédérique, le service va plus loin : « Être volontaire sur cet événement, c’est vivre mon engagement et tenir ma promesse. » Servir ne l’a d’ailleurs pas empêchée de vivre le rassemblement. Au contraire. « Sans doute d’une manière plus intense que si je n’avais pas contribué, à ma petite mesure, à la réalisation de l’événement. »

Le soir, après 13 000 pas, elle garde « la joie dans le cœur » et le sentiment d’avoir contribué « à un grand moment d’espérance ». Avec tout de même une envie très terrestre : « J’étais bien contente d’enlever mes chaussures et de pouvoir m’asseoir ! »