Une journée parisienne citoyenne pour l’Artois

Une journée parisienne citoyenne pour l’Artois

Invitée à venir à Paris pour la cérémonie de ravivage de la Flamme sous l’Arc de Triomphe, l’équipe territoriale de l’Artois a décidé de bâtir un programme citoyen pour une grande journée. Puisque la visite du Conseil Départemental en 2024 avait passionné les membres du conseil des jeunes, ce sera pour cette année le Sénat et l’Assemblée nationale. Une date s’impose : le samedi 22 février, journée mondiale du scoutisme et du guidisme*.

2H00 du matin, le réveil sonne pour les plus éloignés des lieux de rendez-vous. Mais tous se lèvent bien tôt en ce samedi 22 février 2025. Membres du Conseil des Jeunes * , Représentants Associatifs*, et membres de l’équipe territoriale de l’Artois, soit près de 80 scouts et guides s’apprêtent à vivre ensemble une journée exceptionnelle. Les attentes des uns et des autres varient : « tant que je fais un truc avec les scouts, je sais que ce sera bien » explique Cléa, caravelle ; pour Angélique et Olivier venus en famille à 6 « c’est une opportunité extra ; à vivre en famille et aux scouts en plus ! une belle démarche de citoyenneté ». Corine et Fabien soulignent le plaisir de vivre un moment convivial avec leurs amis scouts et guides. « Faire découvrir aux jeunes les lieux d’exercice de la démocratie, leur montrer que ce qu’ils vivent dans leurs unités se vit aussi à une autre échelle » constituent les objectifs de cette longue journée parisienne.

Les dorures du Sénat

9h00, le car s’arrête devant le Sénat. Répartis en deux groupes, chacun piloté par un guide de l’institution, arborant chemises et foulard, jeunes et adultes ouvrent grand leurs yeux et leurs oreilles. Les explications sur le Palais du Luxembourg les captivent, autant que les dorures des pièces visitées.
Agathe, caravelle, découvre que le Sénat ce n’est pas une seule salle.… Juliette, jeannette, a trouvé drôle de descendre le grand escalier. L’arrivée dans l’hémicycle par en haut saisit chacune et chacun d’admiration pour ce lieu emblématique. Pour le guide « c’était vraiment intéressant d’emmener un groupe aussi motivé par la citoyenneté, un groupe curieux, actif et engagé !« 

Des femmes en or

Pas de séance ce jour-là, ce qui permet de visiter tout, de pénétrer dans le fameux périmètre normalement inaccessible au grand public. « On a du mal à imaginer que des gens y travaillent : cela ressemble à un musée » explique Géraud, compagnon. La guide captive particulièrement le public et les quatre chemises orange la suivent de près, l’inondant de questions variées ! La visite se termine dans la cour d’honneur où trônent les statues dorées des femmes célèbres présentées lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques : chacun y va de sa photo souvenir ! L’heure tourne et il faut alors reprendre le car pour aller à l’Arc de Triomphe où le groupe est attendu pour la cérémonie de ravivage de la flamme du Soldat inconnu.

Un moment très solennel

C’est le moment le plus attendu par les jeunes : se retrouver sous l’Arc de Triomphe. Le soleil couchant met en valeur le monument ; là encore, une jeune femme captive l’auditoire en expliquant l’origine de cet hommage rendu chaque soir à 18h30. Tout le monde est en place et les échanges entre scouts et guides se poursuivent pendant ce temps d’attente : « je pense que ça va être encore plus émouvant quand ça va commencer » dit Rose, caravelle. « En fait c’est un peu stressant, mais en même temps, on l’attend un peu avec impatience » ajoute Lucie. La cérémonie débute : solennité et émotion se lisent sur tous les visages, et tout particulièrement sur celui de Raphaël, scout, qui ravive la flamme, portant le glaive avec des personnalités militaires en grande tenue. Juste auparavant, Arnould, le délégué territorial de l’Artois, avait déposé une gerbe, aidé par Mahelis, jeannette et Martin, scout. Puis le délégué a signé le Livre d’Or…au nom des Scouts et Guides de France !

Une mise en avant du processus démocratique

Louise, caravelle, trouve les mots pour décrire les ressentis des uns et des autres « c’était un moment unique, une chance de pouvoir vivre cela, de représenter les SGDF. Cette cérémonie était encore plus forte que je ne le pensais ; j’ai eu la chance d’être placée devant la tombe pendant la cérémonie ; quand on est jeune on ne se rend pas forcément compte de l’importance de cette tombe, et être là, chanter tous ensemble La Marseillaise, cela donne une importance particulière à ce moment historique. »
La longue et captivante journée parisienne est sur le point de se terminer. Le groupe va encore vivre un moment émouvant avec la remise sur place, de 4 médailles de la Jeunesse et de Sports aux adultes pleinement engagés et depuis longtemps au sein du mouvement.
Pas de doute cette journée est une réponse concrète à l’adage des Scouts et Guides de France : l’éducation à la prise de décisions et à la citoyenneté ainsi que la volonté de participation des jeunes dans le processus démocratique de l’association sont des préoccupations importantes.

Notes :
Le Thinking Day ou Journée mondiale de Pensée est fêté chaque année le 22 février pour commémorer l’anniversaire de Baden Powell et de sa femme Olave, fondateurs du scoutisme. C’est devenu la Journée Mondiale du scoutisme.

Un Conseil des Jeunes est un espace dans lequel les jeunes s’expriment librement et où leur parole n’est pas influencée par les adultes. Ils échangent, débattent, délibèrent et le résultat de leurs discussions est porté aux différentes instances de l’association : groupes et territoires.

Les Représentants Associatifs sont élus au sein de chaque territoire et dans l’équipe nationale pour voter les différents points et l’orientation du mouvement lors de l’assemblée générale annuelle des SGDF

Quand la compétition engendre la coopération

Quand la compétition engendre la coopération

Pour la troisième année consécutive, pionniers et caravelles (14-17ans) des groupes Scouts et Guides De France du territoire ouest de l’Essonne se sont rencontrés pour un tournoi de thèque aussi disputé que jubilatoire. Une compétition dont tous les groupes devaient une nouvelle fois sortir gagnants, non pas aux points – qui s’en soucie vraiment ? – Mais pour les liens inter-groupes resserrés et la dynamique de territoire confortée par cette compétition pour rire.

Huit visages pour un territoire

Déjà 10 heures et il fait encore frais sous les grands arbres du parc d’Arny, sur la commune de Bruyères-le-Châtel, en Essonne. Dans un instant sera donné le coup d’envoi de la 3e édition du tournoi de thèque intergroupes, qui doit voir se mesurer les équipes caravelles-pionniers des 8 groupes du territoire Ouessonne : Arpajon, Brétigny, Dourdan, Massy, Orsay 1 et 2, Palaiseau et Les Ulis. Les noms des communes mettent en avant la diversité du territoire, entre villes nouvelles, anciennes cités industrielles, campus universitaires et villages ruraux. Une diversité à l’image des jeunes de toutes origines sociales, unifiés par leur chemise rouge, qui s’affairent en grappes autour des tentes et d’un feu moribond.

La thèque, qu’est-ce que c’est ?

La thèque — ou tèque, l’orthographe n’est pas fixée, est un étrange jeu originaire de Normandie où elle aurait été importée par les envahisseurs Danois lors des invasions médiévales.

Le principe, en bref : le lanceur de l’équipe en attaque projette une balle vers le batteur de l’équipe en défense, qui renvoie celle-ci le plus loin possible. Dès la balle frappée le batteur s’élance faire le tour du terrain, pendant que les membres de l’équipe adverse s’efforcent de rapporter la balle au lanceur immobile, ce qui interrompt la course du batteur. Puis on inverse les rôles.

Inventivité, sportivité, hilarité

Passons sur les détails de la règle officielle, pour s’intéresser aux subtilités de sa variante scoute, sous-variante ouessonienne : équipes à géométrie variable selon l’importance des groupes, mixtes bien sûr et, en principe, en parité, mêlant 1ères, 2e et 3e années de façon équilibrée ou non, selon que prime l’esprit de fair-play ou celui de la gagne.

Certaines équipes ont opté pour une batte de cricket ou de base-ball homologuée. D’autres utilisent une batte de fabrication maison ou encore un simple gourdin. Une équipe propose une raquette de tennis mais l’engin, dont la portée atteint l’étang, est disqualifié après plusieurs essais aquatiques. Naturellement, pour garantir un minimum d’équité, les équipes en lice doivent utiliser le même équipement.

Aussi fantasques soient les règles, avec changements à vue en cours d’épreuve selon le principe d’adaptabilité propre aux SGDF, la compétition se déroule avec un enthousiasme croissant au fur et à mesure que s’écoule la matinée. Vers midi, quand le soleil fait enfin son apparition, l’enregistrement des scores se révèle de plus en plus fantaisiste pour faire place à la ferveur échevelée de tout grand jeu scout digne de ce nom.

Et la mayonnaise prend…

L’objectif de la rencontre est manifestement atteint. Il ne s’agissait bien sûr pas tant de confronter les tactiques de jeu ou les qualités sportives des différentes équipes, que de provoquer une dynamique de territoire inter-groupes et favoriser les échanges entre les maîtrises de groupes hétérogènes disséminés sur un vaste territoire. Une initiative qui exige non seulement une organisation sans faille, mais surtout un travail au long cours afin de créer une émulation ainsi que l’envie de rencontrer des jeunes de groupes voisins ou plus éloignés.

Cette rencontre illustre tout à fait la logique du rassemblement Clameurs qui aura lieu cet été, où les unités Pionniers-Caravelles (14-17 ans), venant de toute la France, se réunissent pour vivre du scoutisme autour d’une thématique commune. Pour en savoir plus sur ces camps inter-groupes, cliques sur le bouton ci-dessous

Les Scouts et Guides de France quittent X

Les Scouts et Guides de France quittent X

Face à la montée des discours haineux et à la baisse de la modération sur X (ex-Twitter) depuis son rachat par Elon Musk, les Scouts et Guides de France ont pris la décision de quitter la plateforme. Nous estimons que ce réseau social ne correspond plus à nos valeurs de dialogue, de respect et de solidarité. Nous avons choisi de rejoindre Bluesky, un espace plus respectueux et démocratique.

Depuis son rachat par Elon Musk et son passage à « X », Twitter est devenu un terrain d’instrumentalisation politique. L’algorithme amplifie les contenus haineux, tandis que la modération recule. Menaces, discriminations et fausses informations se multiplient, dégradant la qualité du débat en ligne.

Ce réseau entre en contradiction avec nos valeurs de dialogue, de paix et de solidarité. En tant qu’association d’éducation populaire, nous avons le devoir d’être cohérents avec l’éducation que nous transmettons.

Nous sensibilisons les jeunes à un usage responsable et éclairé du numérique, en leur donnant les clés pour s’informer, encourager des échanges respectueux et agir en cohérence avec leurs valeurs, hors ligne et en ligne, afin qu’ils et elles deviennent des acteurs et actrices du numérique conscientes et engagés.

C’est pourquoi, fin mars 2025, nous quitterons X et supprimerons notre compte. Nous avons choisi de rejoindre BlueSky, un espace plus ouvert et respectueux, où nous pourrons continuer à partager nos actualités.

Pour nous y rejoindre, cliquez ici.

Expérimenter le maraîchage solidaire

Expérimenter le maraîchage solidaire

Trois jeunes strasbourgeoises compagnons (17-21 ans) cherchent lieu d’accueil pour un expériment écologique cohérent avec leur vie personnelle. Recherche internet activée. « Les jardins de l’Aubreçay » surgissent à l’écran. Quelques clics et échanges plus tard, Eugénie, Marie et Alice conviennent des dates et activités pour un séjour sur le tiers-lieu, chez les maraichers du lieu. Un lieu d’excellence dans la production locale de légumes bio pour les plus démunis. Un lieu de vie animé par ailleurs par l’Entraide protestante de La Rochelle.

9 heures du matin et déjà 26 degrés affichés au thermomètre, Alice, Eugénie et Marie écoutent attentivement Boris leur expliquer la mission du jour : arracher les mauvaises herbes qui menacent d’étouffer les plans de rhubarbe dessous. En échange de cette matinée de travail, elles bénéficient gratuitement, pour toute la durée de leur séjour, des délicieux légumes produits dans cette exploitation maraichère de 3 hectares.

GAITÉ

« Heureusement qu’on a mis nos pantalons ! » s’écrient-elles, les mains à l’abri dans des gants de cuisine ou de jardin, tombant régulièrement à la renverse en arrachant ces herbes folles… Leur enthousiasme à la tâche ne faiblit pas, avec juste des petites pauses pour s’hydrater. Et quand il s’agit d’étaler les tas de mauvaises herbes pour en faire un paillage qui se dégradera naturellement en nourrissant la terre, comme Boris le leur a expliqué, le sens pratique ressurgit : « c’est comme étaler de la farine sur un plan de travail » ponctué par un énorme éclat de rire des 3 compagnons.

COHÉRENCE

Visiblement, elles sont toutes trois heureuses de ce qu’elles vivent ensemble dans ce lieu aux multiples facettes. Fières aussi d’arborer leur foulard du groupe Saint-Pierre-Le-Jeune dans l’action : « C’était important pour nous de trouver un projet éco-engagé. On est conscientes des conséquences du dérèglement climatique. On fait attention au quotidien dans nos transports par exemple. On veut participer à la sauvegarde du monde dans lequel on vit. C’est pour ça qu’on a choisi de venir ici !».

Leurs vélos, dont un tandem, ne sont pas loin, fort utiles pour aller faire les courses au village voisin ou se baigner à la plage de l’Houmeau, juste à côté !

DIVERSITÉ

Les différentes associations présentes sur le lieu, œuvrent de façon complémentaire contribuant ainsi au projet alimentaire de l’aire urbaine de La Rochelle, chacune à sa façon : paniers de l’entraide, cueillette solidaire, chantier d’insertion par le maraîchage, yoga inclusif et solidaire, accueil de réfugiés, ateliers de cuisine… Chaque équipe de compagnons a ainsi l’opportunité de réaliser un projet qui lui convient, aussi bien social qu’écologique. Tout en s’appuyant sur l’équipe permanente présente sur place, le tiers-lieu est ravi d’accueillir régulièrement des scouts et guides. Cet espace partagé souhaite tout particulièrement réitérer des expériences à différents moments de l’année. « C’est formidable tous ces échanges avec des jeunes » ajoute Boris, l’un des maraîchers. « On serait ravis d’accueillir des groupes pour 2 à 3 semaines, afin de leur proposer des travaux physiques mais aussi sociaux. On a toujours des propositions d’activités ; charge à eux de saisir au bond les différentes opportunités. »

Alerte Service Civique : faute de loi de finance, l’Etat place brutalement des milliers de jeunes et associations au pied du mur

Alerte Service Civique : faute de loi de finance, l’Etat place brutalement des milliers de jeunes et associations au pied du mur

Lettre ouverte au Premier Ministre
Le 31 janvier 2025

Hier, une note du ministère du budget, faisait part d’une décision brutale et inacceptable : le gel du Service Civique pour toute mission débutée en 2025, dans l’attente de l’approbation de la loi de finance. En réaction à cela, le mouvement co-signe avec plusieurs dizaines d’associations une lettre ouverte au Premier Ministre, demandant à l’État d’honorer ses engagements vis-à-vis des jeunes et des organismes d’accueil. Avec plus de 500 volontaires accueillis, les SGDF sont engagés et engagées dans le dispositif du service civique, depuis sa création en 2010.

Monsieur le Premier Ministre,

Faute de Loi de finance, l’État place brutalement des milliers de jeunes et associations au pied du mur. Hier, une note du ministère du budget, relayée à tous les organismes d’accueil de jeunes en Service Civique, leur apprenait une décision brutale et inacceptable : le gel du Service Civique pour toute mission débutée en 2025 dans l’attente de l’approbation du PLF.

Si nous apprenons ce jour que les volontaires engagés en janvier devraient pouvoir continuer leur mission, ce sont pourtant 2000 autres volontaires qui ne pourront pas commencer leur mission lundi prochain…

Autant de jeunes qui avaient prévu de s’engager dans les jours qui viennent, et qui risquent donc de perdre une année complète, dans un contexte de précarité généralisée pour la jeunesse, et de perdre par la même occasion confiance en l’État et en notre démocratie.

Concrètement, ce sont aussi des milliers d’associations et établissements publics qui, du jour au lendemain et sur tout le territoire, seront contraints de repousser l’engagement des jeunes en service civique, et vont être mis en difficulté.

Autant d’associations prises par surprise, qui pâtissent déjà d’une baisse générale de leurs moyens et financements.

La jeunesse et les associations qui s’engagent pour l’intérêt général ne doivent pas payer le prix des blocages politiques !

Le budget 2025 de l’Agence du Service Civique avait été approuvé en décembre dernier par son Conseil d’Administration. Les contrats signés et agréments délivrés aux organismes d’accueil se doivent d’être honorés par l’Etat.

Aussi les associations et mouvements de jeunesse réunis ce jour tirent la sonnette d’alarme et vous demandent, Monsieur le Premier Ministre  :

  • de lever le coup d’arrêt mis sur le Service Civique dans l’attente du vote du PLF 2025 pour permettre à tous les jeunes qui le souhaitent de s’engager ;
  • de sanctuariser dans la loi de finaznce 2025 les 600 millions d’euros de budget alloué au Service Civique, afin de maintenir à 150 000 le nombre de jeunes volontaires accueillis en 2025, conformément aux engagements pris par le Gouvernement et soutenus par le parlement.

Alors même que le Service Civique écologique devait être déployé et que nous allons dans un mois célébrer les 15 ans du Service Civique, ce dispositif, reconnu par toutes et tous pour son efficacité et son importance doit absolument être préservé, voire être renforcé. 

Monsieur le Premier Ministre, nous comptons sur vous pour ne pas casser définitivement la confiance que nos jeunes ont en notre Etat et en notre démocratie. Les jeunes et les associations doivent, quant à eux, urgemment être rassurés.

 Menu terre-mer pour le scoutisme marin

 Menu terre-mer pour le scoutisme marin

Partages d’expériences, ateliers et échanges de pratiques : tel fut le programme des Assises Marines, qui ont rassemblé 80 adultes à Jambreizh (35), à côté de Rennes. Retour sur cet événement, au cœur du développement du scoutisme marin, proposition spécifique si chère à l’esprit d’aventure, de dépassement de soi et de fraternité, portée par les SGDF.

La navigation, un terrain de scoutisme unique

Autonomie, vie en équipe, respect des autres et de l’environnement : le scoutisme marin, avant même d’être une aventure en mer ou en eau douce, repose exactement sur les mêmes piliers éducatifs que le scoutisme à terre.

Bien au-delà de la seule navigation, la pédagogie, les grands jeux et les projets permettent de vivre une aventure pleine de sens. Démonstration faite lors des Assises Marines : « Ce que tu retrouves quand tu fais un week-end en mer, tu le retrouves aussi quand tu fais un week-end campé : on a juste un support différent pour vivre notre scoutisme !« , raconte Jeanne, compagnon marin à St-Nazaire. “Il est parfois tentant de résumer le scoutisme marin à la navigation. Pourtant, la majorité des moments vécus se font à terre », complète Pierre-Marie, équipier Impeesa à Rennes.

La veillée du samedi soir a plongé tout le monde dans l’imaginaire du Vendée Globe, avec des épreuves sur des compétences de navigation, mais en restant à terre. Les skippers ont même fabriqué leur propre bateau : “Infuser du marin dans les activités permet de motiver les jeunes dans leur progression marine. Nous avons conçu la veillée pour que chacun puisse repartir avec une boîte à outils de jeux marins à terre !”, confie Pierre-Marie.

Faciliter la place des filles dans le scoutisme marin

Thématique centrale abordée lors de ces Assises Marines : l’égalité femmes-hommes dans le scoutisme marin.

En 2024, trois fois plus d’hommes que de femmes ont obtenu leur Patron d’Embarcation, un diplôme spécifique de la proposition marine.

Aujourd’hui, le Service National Marin cherche donc à créer une nouvelle dynamique pour que les guides, caravelles, cheftaines se forment à la pédagogie marine et que leur posture de cheffe de bord soit un tremplin pour prendre des responsabilités, en mer ou à terre, et devenir des modèles de leadership féminin.

C’est aussi pour ces sujets que Jeanne est venue sur ce rassemblement : « Ça nous parle, c’est ce qu’on vit dans notre scoutisme. Débattre, confronter nos visions, ça nous permet d’être plus juste, plus égalitaire. »

Un avenir prometteur pour la proposition marine

Comment rendre les activités marines accessibles à un plus grand nombre, alors que les freins économiques (entretien des bateaux, matériel spécifique) sont nombreux ? Comment développer cette proposition qui nécessite des ressources logistiques et un niveau de formation très exigeant ? Les Assises Marines ont justement été l’occasion de penser l’avenir du scoutisme marin.

Tatiana et Antoine, qui ont ouvert un second groupe à Lorient (56), partagent leur expérience de développement. « On a essaimé depuis le groupe historique, qui était devenu trop grand : on n’arrivait plus à trouver assez d’adultes pour le porter et accompagner les chefs et cheftaines. Aujourd’hui, on a ouvert deux unités« , témoigne Tatiana, un foulard en voile de bateau autour du cou.

S’appuyer sur les écoles de voile pour avoir un support matériel et humain, tisser des partenariats, faire des projets autour de la protection des océans et des biodiversités : autant de bonnes idées pour faire rayonner le scoutisme, en mer ou sur terre, et faire entendre « les clameurs de la terre et des pauvres ».

NB : Aujourd’hui, près d’une quarantaine de groupes Scouts et Guides de France font vivre la proposition marine à des jeunes, en métropole mais aussi en outre-mer. Chaque été, la Base Nationale Marine accueille plus de 200 jeunes, marins ou non, pour les initier à la navigation dans le Morbihan.

Rencontres avec l’UCPA sur l’éducation populaire et la santé mentale des jeunes  

Rencontres avec l’UCPA sur l’éducation populaire et la santé mentale des jeunes  

Les Scouts et Guides de France, et l’UCPA, association d’éducation populaire engagée dans le sport pour toutes et tous, ont organisé à Arcueil (94), les premières rencontres sur les pratiques éducatives et la santé mentale des jeunes. Objectif  : mieux comprendre la détérioration de la santé mentale des jeunes, échanger sur les pratiques mises en place pour lutter contre ce déclin et identifier des outils qui permettrait d’améliorer la situation actuelle. Retour en témoignage sur cette rencontre inter-association.

Répondre à un besoin

« L’idée de cette conférence s’est concrétisée à la suite de remontées de terrain des jeunes et des éducateurs de nos deux associations, confrontés à des difficultés croissantes sur le plan de la santé mentale. » explique Laurence, responsable nationale méthodes éducatives des SGDF, présente à cette occasion.  

L’enquête nationale « ENCLASS » a récemment révélé que 14 % des collégiens et collégiennes et 15 % des lycéens et lycéennes présentent un risque important de dépression. Ce constat alarmant, exacerbé par les effets de la pandémie de COVID-19, a conduit les deux associations à unir leurs forces pour organiser cette session d’échanges et d’expérimentations. 

Une approche collaborative et des outils pratiques mis à disposition  

Lors de cette rencontre, plusieurs experts ont répondu présents, parmi lesquels certains spécialisés en santé mentale : le département de psychiatrie de l’adolescent et du jeune adulte de l’Institut mutualiste Montsouris, les associations Vers le Haut et Innovation citoyenne en santé mentale, l’École des Hautes études en santé publique (EHESP), les programmes PSSM jeunes (Premiers secours en santé mentale) et la ligne d’écoute Nightline étaient notamment représentés. 

Des packs d’activité de l’association mondiale des Guides et éclaireuses (AMGE) autour de la confiance en soi, de la relation au corps et de l’éducation au numérique ont été dévoilés.  

Les SGDF ont mis en avant plusieurs outils développés en propre et notamment le jeu « Total respect ! » qui se joue en autonomie ou en grand groupe pour favoriser les comportements bientraitants des jeunes envers eux-mêmes et envers les autres. 

« Ces outils clés en main peuvent être très utiles pour les éducateurs et éducatrices » souligne Laurence.  

Porter une attention particulière à la santé mentale de chacune et chacun 

Au-delà de ces ressources, les SGDF ont intensifié leur mobilisation sur la santé mentale ces dernières années. Ils ont notamment mis en place une ligne téléphonique d’urgence pour signaler les situations graves. « Une chargée de projet “À l’abri de la maltraitance” y est disponible du lundi au vendredi pour écouter, conseiller et accompagner les jeunes et les éducateurs », précise Laurence. 

Par ailleurs, lors de l’assemblée générale 2024, la résolution : « Ensemble à tes côtés » a été adoptée à une très large majorité. « Notre ambition est claire : inviter nos plus de 30 000 bénévoles adultes à porter une attention particulière à la santé mentale de chacune et chacun, à proposer une écoute plus attentive envers la parole des jeunes et à renforcer les actions engagées au service de la bientraitance. » affirme Laurence  

Si le déploiement de cette résolution s’étend sur 4 ans, certains bénévoles ont d’ores et déjà commencé à se former aux PSSM jeunes (Premiers secours en santé mentale). « Plus nous auront d’encadrantes et d’encadrants formés, plus ce sera bénéfique pour les jeunes. La jeunesse, c’est l’avenir, ne l’oublions pas ! » 

Découvrez les réactions des participantes et participants à ces rencontres dans la vidéo ci-dessous : 

« Noël est une fête qui incarne le partage et la solidarité »

« Noël est une fête qui incarne le partage et la solidarité »

Du 4 au 8 décembre, plusieurs bénévoles du territoire de La Réunion ont pu participer au Salon de Noël et du Cadeau, à Bras-Panon (974) pour venir en aide sur le chalet solidaire. Ce stand récolte des jouets avant de les redistribuer à des associations solidaires. Un bel événement à l’approche des fêtes, qui a réuni une vingtaine de bénévoles. Une occasion de renforcer le partenariat existant avec le Secours Catholique et de développer la visibilité du mouvement sur l’île ! Delphine, secrétaire du groupe Alexandre Monnet de Bras-Panon, et Margaux, en service civique sur le territoire de La Réunion, étaient présentes pendant ces cinq jours, elles témoignent de ce bel élan de solidarité.

Delphine, Margaux, pourriez-vous nous dire pourquoi c’était important pour vous de participer à ce salon de Noël et du cadeau, sur le chalet solidaire ?

Delphine : « Noël est une fête magique qui incarne le partage et la solidarité. Participer à cet événement solidaire a été une évidence pour moi, car aider son prochain est une valeur essentielle dans ma vie, aussi bien sur le plan personnel que professionnel. Cette action s’inscrit naturellement dans mon engagement quotidien en tant que bénévole au sein du mouvement. »

Margaux : « Noël est un moment magique dans l’imaginaire des enfants, un moment où ils reçoivent des cadeaux. Certaines familles n’ont pas le pouvoir d’offrir ce moment. Récolter des jouets est pour moi un moyen de donner cette chance, de rendre des enfants heureux, et de sensibiliser les personnes qui passaient sur le marché de Noël à cette démarche solidaire. »

Quels ont été les temps forts de ce salon ?

Margaux : « Nous avons effectué la première journée d’installation, où le maire, les organisateurs, le parrain de l’événement, et les associations qui récolteront les jouets sont venus nous rendre visite sur le stand. Nous avons également pu présenter l’association et remercier tous les parents et bénévoles qui se sont relayés pendant cinq jours pour tenir le chalet. Ce fut un chouette évènement qui a permis de se montrer solidaire pour Noël, mais aussi de rendre visible le scoutisme sur l’île.

Ce salon fut un bon moment de partage et de bénévolat pour les groupes de Saint-Denis et Bras-Panon qui se sont portés volontaires. Nous avons pu également faire plusieurs créations avec des jeunes venant de tous horizons. Nous avons dessiné, peint, fait des bijoux… Ça a permis d’ajouter des cadeaux à ceux déjà apportés par les personnes qui venaient sur le stand. »

Delphine : « De mon côté, ce qui m’a marqué, c’est la générosité incroyable des donateurs et donatrices qui ont offert de nombreux cadeaux pour les personnes en difficulté. La joie et l’émerveillement dans les yeux des enfants et des familles lors de la parade, du feu d’artifice, de la rencontre avec le Père Noël… Ces moments ont réellement donné un sens à notre mission. »

Pourquoi Noël peut être une occasion de s’engager en tant que scout ou guide ?

Delphine : « Noël est une opportunité unique pour renforcer nos valeurs d’entraide, de partage et de service. C’est l’occasion de rappeler que, par de petites actions solidaires, nous pouvons tous contribuer à apporter de la lumière et de la chaleur à celles et ceux qui en ont le plus besoin, particulièrement pendant cette période festive. »

Les Scouts et Guides de France soutiennent Mayotte

Les Scouts et Guides de France soutiennent Mayotte

Il y a quelques jours, le cyclone Chido a ravagé l’île de Mayotte. Depuis samedi, la population rencontre des difficultés extrêmes pour se loger, se nourrir et se vêtir. La faim et les épidémies diverses menacent l’ensemble de la population.

Nous souhaitons d’abord exprimer toute la solidarité des Scouts et Guides de France face à cette épreuve que vivent tous les Mahorais, les familles endeuillées, et toutes les personnes se mobilisant face à l’urgence. Nous avons une pensée toute particulière pour l’ensemble des scouts et guides de Mayotte. Nous discernons des défis immenses.

C’est pourquoi nous avons mis en place un dispositif dédié. En tant que Scouts et Guides de France, mouvement engagé d’éducation, nous contribuons à l’élan de solidarité qui s’organise en ce moment même. Nous lançons un appel à dons, à nos adhérents et à nos amis, pour participer à l’effort pour Mayotte.

Nous avons besoin de vous et de votre soutien financier. Ces dons permettront de soutenir l’action d’acteurs présents sur le terrain ainsi que tous les Scouts et Guides du territoire.

Les enjeux sont multiples et nous savons la place que nous sommes capables, ou non, de prendre. L’argent collecté sera versé sur trois champs d’action :

  • Une partie des fonds ira à la Croix Rouge, pour contribuer à la réponse d’urgence, nécessaire pour garantir la sécurité des personnes sur place actuellement 
  • Une partie des fonds ira au Secours Catholique Mayotte, pour agir durablement dans la lutte contre la grande pauvreté  
  • Une partie des fonds ira en soutien au scoutisme à Mayotte, notamment aux deux groupes et au territoire, qui ouvrent des perspectives à la jeunesse mahoraise 

L’action des Scouts et Guides de France ne s’arrêtera pas là.  
Dés à présent nous réunissons différentes ressources éducatives afin de faciliter la reprise du scoutisme le moment venu. Nous nouons un partenariat afin de fournir un dispositif d’écoute aux membres de l’association sur place. Dans les prochains mois, nous étudierons les possibilités pour les membres des Scouts et Guides de France de participer à la reconstruction.

Nous adressons de nouveau aux Mahorais tout notre soutien moral, ainsi que nos prières, pour les prochains jours, les prochaines semaines et les prochains mois.

Anne-Claire Bellay 
Déléguée Générale

Quentin Chaix 
Délégué national Développement Associatif et Communication

Prière pour Mayotte

Le père Xavier De Verchère, aumônier général des Scouts et Guides de France, nous invite à prier pour les habitants et tous ceux et celles qui interviennent pour sauver et reconstruire.

Accueillir des jeunes et faire découvrir le scoutisme.

Accueillir des jeunes et faire découvrir le scoutisme.

Bérénice, cheftaine Louveteaux-Jeannettes (8-11 ans) à Croissy-sur-Seine (78), réalise dans le courant de l’année que le camp s’annonce bien, avec une maîtrise (une équipe de chef et de cheftaine) expérimentée. L’idée surgit alors d’en profiter pour ouvrir l’unité à des jeunes éloignés du scoutisme. La maîtrise se tourne alors vers l’Aide Sociale à l’Enfance des Yvelines. Le temps passe… et finalement ce sont 4 jeunes, épaulés par leurs éducatrices, qui vont rejoindre la peuplade (unité de Louveteaux-Jeannettes) au début du camp.

Préparer l’accueil

Option prise par les éducatrices de l’ASE en accord avec l’équipe de chefs et de cheftaines de l’unité : accueillir plusieurs jeunes simultanément. C’est ainsi que 4 garçons viennent compléter la peuplade (de 21 louveteaux et jeannettes). Le début du camp a été un peu compliqué pour deux d’entre eux : découvrir à la fois le scoutisme, la vie dans la nature et tout un groupe, ça peut être très dense. Mais les éducatrices ont su trouver les mots pour rassurer les jeunes et les aider à profiter du camp.
Concernant l’information de la peuplade, la maîtrise avait pu informer les parents de l’accueil de ces jeunes, lors de la réunion d’avant le camp, leur demandant d’en parler à leurs enfants. « Si c’était à refaire, on s’y prendrait autrement » confirme Bérénice.

Les liens se tissent naturellement

Peu à peu, les enfants se sont mis au rythme du camp. La venue d’un naturaliste pour faire découvrir à tous leur environnement a passionné tous les enfants, créant une véritable dynamique de groupe. La semaine a filé. Puis, le temps des promesses est arrivé : l’un des enfants venus de l’ASE a souhaité faire sa promesse. Lors de ce temps fort, de vives émotions ont été éprouvées par les jeunes comme par les chefs et cheftaines. Un beau moment de partage et de transmission de valeurs.

Une suite à construire

Alors qu’elle garde pour objectif que les jeunes puissent participer, suite à ce camp, à certaines réunions de l’unité, les éducatrices étaient partantes pour organiser leur déplacement en bus depuis leur foyer de résidence.

Mais cela va plus loin : la richesse de cette expérience a conduit le groupe à créer une cellule de 3 personnes (deux cheftaines et le responsable de groupe) pour réfléchir à la construction d’un partenariat avec l’ASE pour l’année et pour les camps. « Cela permet à des enfants d’avoir des activités extra scolaires et de partir en vacances » explique Bérénice.

Cette initiative émane aisément de chefs et de cheftaines. Margaux, cheftaine d’un autre groupe des Yvelines, a décidé avec sa maîtrise d’accueillir un jeune pionnier (14-17ans) pour un camp vélo. Là aussi la sortie brutale de sa zone de confort a rendu les choses un peu compliquées, d’autant que jeunes comme parents ignoraient qu’il était accompagné par l’ASE. Après une période d’adaptation, il a fini le camp apaisé et heureux, désirant prolonger cette expérience de scoutisme en s’inscrivant pour l’année. « S’il avait pu participer à des sorties dans l’année, d’une part, il aurait été moins désorienté de vivre ainsi dans la nature et en groupe ; et d’autre part le groupe l’aurait mieux intégré » regrette Margaux. « L’accompagner a aussi été compliqué car il ne fallait pas trop en faire vis-à-vis des autres pour ne pas le stigmatiser. » ajoute-t-elle. Une expérience qui l’aura marquée et à laquelle elle continue de réfléchir pour la reproduire un jour.

Et Bérénice de conclure : « lancez-vous ! on vit et on fait vivre ainsi des moments formidables !»