Présents lors des Assises des Scouts et Guides de France en mai 2025, au château du Breuil (71), les farfadets se sont pleinement investis dans les réflexions sur l’adaptation des activités de scoutisme aux changements climatiques. Durant ce temps démocratique fort pour le mouvement, plusieurs ateliers ont pu rythmer leur emploi du temps : construction d’une maquette éphémère d’une rivière, pyrogravure grâce à l’énergie solaire et… participation à un atelier récupération-couture et confection de sacs ! Un moment privilégié, facile à reproduire, qui sensibilise bien les jeunes à l’esprit « rescouterie », qui vise à éduquer les jeunes à la seconde main, et au réutilisable.

À côté de vieux tissus imprimés, une pile de rectangles bleus soigneusement découpés dans les vieilles toiles de tente qui n’attend que les farfadets pour prendre forme et couleur. Auparavant, Bénédicte, l’animatrice adulte de cet atelier, a également apporté des vieilles toiles de tentes de son groupe, trouées ou tachées. Objectif : égayer ces toiles tristement unies tout en cachant les défauts, taches comme trous !
Couture Durable

Ciseaux cranteurs et feutres pour tissu viennent compléter la panoplie pour la décoration. Le fer à repasser est branché et Aimée, farfadet, s’applique à repasser tous les tissus qui vont être utilisés. Au programme : la confection d’un petit sac personnalisé à glisser dans son sac à dos pour partir en camp. Bénédicte explique son usage : « sac à gamelle, sac à linge propre, ou à linge sale, sac de nuit, ou sac de toilette : chaque sac a un usage, en fonction de sa taille. Réalisés dans des vielles toiles de tente, ils seront inusables ! » Des années après, chacune et chacun pourra se souvenir de ce moment particulier de confection d’un objet utile et personnel ; pour beaucoup, c’est aussi une première approche de la couture.
Des petits apprentissage successif

Ici, c’est le prénom qui est écrit en capitales, au feutre, indélébile après repassage ; là, un motif imprimé ; un dessin est parfois ajouté sur un petit morceau. Une fois positionnées, ces pièces sont cousues, à leur emplacement définitif, sur le sac. L’aide de l’adulte permet de les positionner à l’endroit où elles seront le plus mises en valeur. Calé devant Bénédicte qui l’aide à guider le tissu, Valentin appuie tout fier sur la pédale de la machine : une couture à 4 mains et un pied, s’arrêtant toujours à temps en entendant le « stop » de l’animatrice ! Ensuite vient la couture du sac, sur l’envers pour lui donner sa forme définitive : sur deux côtés. On apprend à retourner le sac « comme une chaussette ». Dernière étape : pour certains ce sera la fixation d’un ruban pour la fermeture ; d’autres choisiront de coudre un bouton, peinant parfois à faire passer le fil par le chas de l’aiguille ! Mais l’entraide est là et rend tout faisable.
Une pratique inspirante
À l’heure du départ, Thélia, farfadet, garde à la main son sac, fierté de la réalisation oblige ! Aux plus grands de reprendre l’idée maintenant : on est bien en phase avec les discussions des Assises ! À l’heure de la préparation du matériel pour les camps d’été, rien de plus facile que de mettre soigneusement de côté les toiles des tentes usagées pour organiser un atelier couture, au local, pendant un temps calme du camp, ou, pourquoi pas, lors d’un week-end de groupe.