Partager la lumière pour répondre aux clameurs

Partager la lumière pour répondre aux clameurs

Chaque année, les Scouts et Guides de France participent au partage de lumière de la Paix de Bethléem. Cette année, « Clameurs ! », la dynamique éducative des Scouts et Guides de France qui appelle à répondre aux clameurs de la Terre et des Pauvres, apporte une nouvelle perspective à ce rendez-vous annuel. Elle invite les groupes à tisser des liens avec des associations engagées au service de la planète et des personnes, et à faire de ces échanges des signes visibles de partage, d’attention et d’espérance.

Alors que, traditionnellement, le groupe Scouts et Guides de France de Calais transmet la lumière de la Paix de Bethléem à nos amis anglais, il est apparu tout naturel à un de leur voisin, le groupe SGDF marin de la Baie Saint-Jean de Wimereux-Wimille, de la partager avec l’association L’Arche. Les Scouts et Guides de France de cette station de bord de mer ont ainsi choisi de vivre cette démarche auprès de la communauté de L’Arche des Trois Fontaines à Ambleteuse, qui accompagne des personnes en situation de handicap intellectuel. 

La transmission de la lumière a pris la forme d’un relais inter-branches vécu entre les enfants des différentes tranches d’âge, tout au long de l’immense plage, avec en toile de fond le cap Blanc-Nez et le fort d’Ambleteuse. Il s’est conclu par un temps de partage sur la plage avec quelques résidents de l’Arche. Un temps simple et profondément humain, marqué par la rencontre, l’écoute et la joie d’être ensemble. Plus qu’un symbole, ce moment a permis de créer un lien vivant, où chacun a pu recevoir autant qu’il a donné. 

Une transmission source de joie et de sens

Théa, moussaillon (faisant partie de la branche Louveteaux-Jeannettes, 8-10 ans) témoigne : « J’adore transmettre la lumière de la paix, c’est un moment joyeux et un moment d’amitié. » Jules, mousse (faisant partie de la branche Scouts-Guides, 11-14 ans) ajoute :

« J’aime bien allumer les bougies des autres, on transmet de la lumière. » Du côté de L’Arche, ce geste a été accueilli comme un véritable temps de fraternité partagée. Cédric, résident, explique : « Le tour de bougie, c’est la chaîne de prière. On partage aussi la messe. On prépare la fête de Noël. » Bernadette, résidente, résume simplement : « On célèbre les moments de la vie. »

Nicolas Nys, responsable de la communauté, souligne la profondeur de ce moment : « Un moment tout simple où on se rassemble. Une bougie passe de main en main et on partage un moment de vie. On crée du lien, on est en vraie écoute avec la personne, on est ensemble… C’est comme un cadeau que l’on nous fait. »

Cette initiative vécue à Wimereux s’inscrit dans une dynamique plus large. D’autres groupes vivent, ou vivront encore y compris au-delà des fêtes de fin d’année, des démarches similaires avec des associations qui leur sont proches. Autant de clameurs qui, ensemble, font résonner une même invitation : prendre soin de la Terre, prendre soin des plus fragiles, et faire circuler la lumière là où elle est attendue.

*L’Arche en France est un mouvement associatif qui rassemble des communautés où des personnes avec et sans handicap intellectuel partagent leur vie au quotidien. Le mouvement international fondé par Jean Vanier regroupe plus de 150 communautés dans une trentaine de pays. Aujourd’hui, L’Arche en France compte 40 communautés, accompagne environ 1 900 personnes en situation de handicap, s’appuie sur 1 400 salariés et 900 bénévoles, et accueille chaque année près de 300 volontaires en service civique.

« Clameurs ! » : une deuxième année pour s’engager 

« Clameurs ! » : une deuxième année pour s’engager 

Lancée en septembre 2024, la dynamique éducative « Clameurs ! » a connu une première année remplie de succès. Plus de 1 000 défis ont ainsi été relevés à travers toute l’association, et l’été 2025 a permis à plus de 20 000 jeunes (de 14 à 21 ans) et bénévoles de se réunir pour vivre un rassemblement sous le signe de « Clameurs ! ». Après cette première année remplie d’actions et de défis, découvrez ce qui est prévu pour la suite de la dynamique éducative. 

L’année 2025-2026 de « Clameurs ! » a débuté par un premier temps fort : les Olympiades de Ma Petite Planète. Du 11 octobre au 1er novembre, 4 957 jeunes Scouts et Guides de France ont réalisé un total de 18 923 défis à visée écologique, avec leur groupe scout ou même leur famille, en s’appuyant sur l’application mobile Ma Petite Planète scolaire. Une belle manière de vivre concrètement la conversion écologique à l’échelle locale.  

Si vous souhaitez retrouver des témoignages de cette belle action collective, ça se passe ici !

Prise de conscience social et environnementale

Pendant cette deuxième année, tous les jeunes de l’association, de 6 à 21 ans, sont par ailleurs amenés à vivre une activité de prise de conscience des enjeux environnementaux et sociaux. Comment ? Avec un jeu ou un ciné-débat afin de les aider à prendre du recul sur les questions qui occupent le présent et l’avenir de notre société. C’est aussi un moyen de les inviter à réfléchir à des solutions afin d’agir pour s’engager vers un monde plus fraternel et respectueux de la planète.  

Action collective en partenariat

Les jeunes sont également invités à vivre en groupe des actions sociales et/ou de protection de la nature en partenariat avec d’autres associations. Pour monter cette action collective, chaque groupe scout pourra s’appuyer sur l’expertise de la Fédération des Conservatoires d’espaces naturels (FCEN) ou de l’association Entourage, qui sont les deux partenaires principaux des Scouts et Guides de France dans le cadre de la dynamique « Clameurs ! ». 

Vivre des sorties nature pour découvrir la biodiversité dans un conservatoire d’espaces naturels, participer à des chantiers nature, ou se lancer dans un parcours d’engagement pour lutter contre l’exclusion… Les actions collectives à imaginer avec ces deux partenaires, ou avec d’autres structures, sont aussi variées qu’enrichissantes pour les jeunes et les bénévoles de l’association.

Parole des jeunes 

En clôture de « Clameurs ! », au printemps 2026, les jeunes seront invités à écrire et porter une parole d’engagement auprès de leurs représentants et élus locaux. Ils pourront ainsi relire ce qu’ils et elles ont vécus et appris durant les deux années de cette dynamique éducative, tournée vers les clameurs des Pauvres et de la Terre.

En toute saison, le scoutisme se partage !

En toute saison, le scoutisme se partage !

Inviter des camarades du collège ou du lycée à découvrir le scoutisme, cette aventure collective qui forme, rassemble et fait grandir ! Dans un petit village près d’Arras, les pionniers et caravelles (14-17 ans) du groupe Saint-Benoît-Labre (62) ont organisé le week-end « Ramène ton ou ta pote ». Au programme tout simplement : dormir sous tente, cuisiner sur le feu et goûter à la bienveillance scoute le temps d’un week-end.

Noah donne un coup de main à Valentin pour ranger son sac de couchage dans une housse minuscule.

« On a une super caravane, six chefs et cheftaines et un local : alors il fallait partager la chance de vivre le scoutisme avec d’autres ! », explique Jean, chemise rouge sur le dos.

« Dès la rentrée, nous avons proposé aux pionniers et caravelles d’inviter des copains ou copines de leur école ou de leur quartier. On voulait faire simple et vrai : faire découvrir la vie sous tente, les repas sur le feu et les jeux collectifs. On a bien soigné la préparation de tout ça ! » sourit Madeleine, cheftaine.

La joie de faire découvrir

Astuce d’Emma : utiliser une autre sardine pour retirer celles qui s’enfoncent trop dans le sol.

Camille, élève de troisième, a accepté l’invitation d’Adèle, une ancienne camarade de classe : « Je savais que j’allais dormir sous tente pour la première fois ! Ce qui m’a surprise, ce n’est pas de cuisiner un rougail saucisses sur le feu… c’est la bienveillance de tout le monde. Les chefs sont trop cools, comme des grands frères et sœurs. »

Noah a invité Valentin, du lycée Baudimont : « J’ai décalé ma séance de sport et je ne regrette pas ! L’ambiance est top, on s’intègre vite, et j’ai adoré préparer le feu. Je vais me débrouiller pour revenir. »

Inviter : un geste simple, un état d’esprit

Jean le reconnaît : « C’est un système d’invitation classique : on propose à ceux qu’on connaît bien autour de soi. Mais dans la suite de la dynamique « Clameurs ! », on aimerait aller plus loin et se rapprocher d’associations pour accueillir des jeunes plus éloignés du scoutisme. »

« Tu vois ? Tu roules sur la tente et je roule juste derrière ! » sourit Pierre. Un troisième geste du quotidien scout, partagé avec enthousiasme.

Des parents rassurés

Le dimanche matin, les parents sont venus chercher les jeunes et ont assisté au démontage du camp. « L’ambiance a l’air super ! Ma fille est à l’aise, ils ont cuisiné sur le feu… » s’enthousiasme une maman, avant de se questionner à haute voix dans un sourire : « Les chefs ont le BAFA, ils sont étudiants ! Ils sont sacrément motivés pour donner ainsi de leur temps ! »

Une ouverture toute l’année

Les Scouts et Guides de France multiplient les occasions d’accueil. Au printemps, le “Week-end Découverte” offre une première expérience scoute. L’été, le “Défi Brownsea” ouvre les camps à celles et ceux qui veulent tenter l’aventure. « Pas besoin d’attendre le printemps pour inviter », sourit Noah. Même sous la brume de novembre et sur le tapis de feuilles mortes, la magie opère. »

Sur sept invités, cinq souhaitent déjà revenir. Certains ont même découvert qu’ils ou elles fréquentaient le même établissement. À Bienvillers-au-Bois, ce week-end l’a confirmé : le scoutisme est une chance, et cette chance se partage.

Changement climatique : les Scouts et Guides de France font entendre leur voix au CESE

Changement climatique : les Scouts et Guides de France font entendre leur voix au CESE

Le 30 octobre, une délégation de Scouts et Guides de France a présenté au Conseil économique, social et environnemental (CESE) ses propositions d’adaptation des activités de scoutisme au changement climatique. Des propositions construites lors des Assises organisées au printemps, où une centaine d’adhérents et adhérentes ont débattu, échangé et voté plusieurs résolutions. Un moment fort pour la vie démocratique du mouvement puisqu’une parole née du terrain est portée jusqu’à une institution nationale.

Le grand hall du CESE s’est vite égayé avec les chemises de couleur et les rires des enfants. Les visages reflétaient la curiosité et la fierté d’être dans ce haut lieu de la République française ! Dans cet hémicycle d’ordinaire réservé aux représentants de la société civile, les Scouts et Guides de France ont pris place, avec d’autres représentants associatifs, pour parler d’un sujet qu’ils connaissent bien : l’adaptation concrète au changement climatique.

Issues des Assises1 menées dans le cadre de « Clameurs! »2 au printemps dernier, leurs propositions s’appuient sur le vécu du terrain : la vie en camp, les aléas météo, la solidarité entre jeunes et adultes.

Présenter ces réflexions au CESE, c’était franchir une étape symbolique : celle d’un mouvement éducatif qui fait entendre sa voix jusque dans les lieux où se discutent les politiques publiques.

Le président du CESE, Thierry Beaudet, a salué cette démarche : « Soyez les bienvenus ! Le CESE est le reflet de la société civile organisée… Ensemble, nous essayons d’apporter des réponses aux défis de notre temps et le changement climatique est l’un des plus importants d’entre eux. »

Du camp à l’hémicycle : la parole des jeunes

Louis, scout de Clermont-Ferrand (63), a résumé l’esprit du moment : « On va partager nos idées et nos solutions testées avec les autres associations. » Son copain Clément, de Saint-Amand-les-Eaux (59), a ajouté : « On arrive avec du solide, le fruit d’un travail fait ensemble. »

Et de conclure avec un sourire : « Ici, c’est comme nos conseils de sizaine (réunion d’une équipe de six), mais nos propositions ne sont pas pour nos chefs et cheftaines mais sont pour les dirigeants de la France ! » Après les discours d’ouverture, place aux jeunes. Leur spontanéité et leur sérieux ont conquis le public. À travers leurs récits (canicules en camp, pluies diluviennes, entraide), ils ont montré combien le scoutisme éduque à l’adaptation et à la coopération.

Dans l’après-midi, les ateliers ont permis de dégager plusieurs leviers d’action : mieux anticiper les risques climatiques, renforcer la formation des chefs et cheftaines en ce sens, coopérer davantage entre associations et penser la solidarité intergénérationnelle.

Science, lucidité et espérance

Invitée de la journée, la climatologue Valérie Masson-Delmotte a salué la rigueur et la détermination des jeunes : « La qualité des faits sur lesquels on s’appuie, c’est fondamental. Ne sous-estimez pas la force de votre parole. Il n’y a pas de fatalité climatique : nous sommes capables d’agir sur les causes et sur les conséquences. »

Une fierté collective

Co-organisée avec l’ANACEJ3 et rendue possible grâce à la mobilisation d’une équipe de salariés et de bénévoles des Scouts et Guides de France, cette journée a illustré la force du mouvement : relier l’éducation de terrain aux grands enjeux de société.

Le jeune Gaëtan a conclu avec justesse : « On a vu qu’on pouvait être entendus pour de vrai ! » Entre éducation, engagement et transmission, les Scouts et Guides de France confirment leur rôle : être un mouvement d’action, de dialogue et d’espérance.

  1. Les Assises s’inspirent du modèle des conventions citoyennes. Elles ont rassemblé en mai 2025, 100 personnes de notre association tirées au sort (50 jeunes, âgés de 6 à 21 ans, et 50 adultes bénévoles), pour identifier et choisir démocratiquement des manières d’adapter nos activités de scoutisme au changement climatique. ↩
  2. Dynamique éducative des Scouts et Guides de France, qui vise à répondre à l’appel du pape François dans son encyclique Laudato Si’ ↩
  3. Association Nationale des Conseils d’Enfants et de Jeunes ↩
Les Scouts et Guides de France défendent le droit aux vacances de tous les enfants

Les Scouts et Guides de France défendent le droit aux vacances de tous les enfants

Paris, le 27 octobre 2025

Lettre ouverte pour Monsieur le Premier Ministre,
Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement,
Mesdames et Messieurs les Parlementaires

Objet : Ne fermez pas la porte aux vacances de nos enfants

Monsieur le Premier Ministre,
Mesdames, Messieurs les membres du Gouvernement,
Mesdames et Messieurs les Parlementaires,

Le 14 octobre 2025, nous avons découvert avec stupéfaction le Projet de loi de finances et le
Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour l’année 2026. Derrière la technicité des
lignes budgétaires, deux décisions, qui marquent un recul historique du droit aux vacances, nous
ont particulièrement alarmés :

la suppression du dispositif Colos apprenantes, ramené à 0€ sans justification, alors qu’en
2025 il était doté de 36,8 millions d’euros,
la taxation à 8% du budget des activités sociales et culturelles des CSE, présentée de
manière déraisonnable comme une mesure sur les compléments de salaire, alors qu’elle
s’attaque en réalité aux avantages des salariés et affaiblit leur soutien aux familles,
notamment via les chèques-vacances.

En 2023, ce sont 4,7 millions d’enfants qui ne sont pas partis en vacances, soit 2 enfants sur 5.
Ce chiffre représente Karim, quatorze ans, qui n’a jamais vu la mer. Il y a Jade, huit ans, qui rêve
d’être dans le train qu’elle voit passer sous sa fenêtre tous les jours. Il y a ces parents qui
expliquent à leurs enfants, avec honte et culpabilité, qu’ils feront « des vacances à la maison,
parce qu’on n’a pas d’argent ».

Ces familles, pour la plupart avec un quotient familial inférieur à 1000€, comptent souvent sur leur
CSE, leur mairie ou encore l’association locale pour accéder à un séjour ou à une aide. Demain,
avec la suppression des Colos apprenantes conjuguée à la réduction des moyens des CSE, c’est
le droit aux vacances de centaines de milliers d’enfants qui va finir par disparaître. Pour leurs
parents, pour les collectivités, les associations, les organisateurs de séjours, c’est le sentiment
d’impuissance et d’abandon qui s’installera.

Pourtant, les Colos apprenantes n’étaient pas qu’une simple mesure de relance. Elles étaient une
réponse concrète à une urgence sociale et éducative. Entre 2020 et 2024, plus de 400 000
enfants
ont pu bénéficier du dispositif et partir en vacances, parfois pour la première fois. Alors
que 95% des familles ont témoigné de leur satisfaction et de leur reconnaissance, il a été jugé
nécessaire de bannir ce dispositif, sans aucune justification, pour 2026.

Dans un pays où la santé mentale a été désignée Grande Cause nationale 2025, comment
comprendre que l’État puisse contribuer à la fermeture d’espaces qui participent au bien-être et à
la construction des jeunes ? Les colonies de vacances et les séjours de scoutisme sont des lieux,
aujourd’hui rares, où un enfant peut vivre loin des écrans, respirer l’air pur, s’amuser en groupe et
découvrir la richesse de la nature. Ces expériences permettent aussi aux jeunes de reprendre
confiance en eux, de vivre la mixité sociale, de tisser des liens, et pour certains de s’offrir une
parenthèse bienveillante dans un quotidien parfois difficile.

En ratifiant la Convention internationale des droits de l’enfant en 1990, la France s’est engagée à
garantir à chaque enfant le droit « au repos, aux loisirs et à la participation à des activités
récréatives et culturelles » (article 31). Ce droit n’est ni accessoire ni symbolique, il est le socle du
développement et de l’émancipation de l’enfant. Priver les enfants les plus fragilisés de vacances
par de telles décisions est un réel manquement et désengagement.

Notre République repose sur trois valeurs : liberté, égalité, fraternité.
Comment parler de liberté quand certains enfants sont assignés à résidence ?
Comment parler d’égalité quand le droit aux vacances devient un privilège ?
Comment parler de fraternité quand les lieux de partage et de mixité disparaissent ?

Les colonies de vacances font vivre un idéal simple et puissant, celui d’une enfance libre,
curieuse, solidaire et joyeuse. Pourtant en 2026, alors que nous fêterons leurs 150 ans, arrêter
un dispositif d’aide aux départs en colo apparaît comme incompréhensible et absurde. Elles ont
traversé les crises, les guerres, les mutations du monde, parce qu’elles répondent aux besoins
des familles, aux envies des enfants et surtout au droit aux vacances. Aujourd’hui, ce droit
fondamental vacille.

Au-delà des répercussions sociales et éducatives, ces décisions vont également avoir des
retombées économiques désastreuses, à court comme à long terme. À brève échéance, elles
entraîneraient une baisse immédiate du nombre de séjours organisés, mettant en péril des
milliers d’emplois directs et indirects. Sur le long terme, c’est tout un écosystème local qui verrait
s’effondrer une part essentielle de son économie
. De nombreuses collectivités, déjà fragilisées,
verront leurs capacités d’action encore réduites, surtout lorsque la baisse des crédits d’État
destinés aux territoires vient aggraver la situation.

À l’échelle nationale, priver des enfants de ce droit fondamental, c’est aussi affaiblir
l’investissement collectif dans l’éducation, la santé mentale et la cohésion sociale, autant de
leviers indispensables à la prospérité de demain. Si nous laissons ces mesures s’appliquer, ce
seraient bien plus que 4,7 millions d’enfants et de jeunes qui laisseront une page blanche à la
rentrée pour répondre à la fameuse question : « Qu’avez-vous fait pendant les vacances ? ».

Ces choix budgétaires, présentés comme des économies, seraient en réalité des pertes
humaines et économiques considérables. Nous vous demandons donc, avec urgence et espoir :

de maintenir une politique publique ambitieuse pour les colonies de vacances et les camps de
scoutisme qui permettrait de nouveau à des milliers d’enfants de s’épanouir et partir en
vacances,
de renoncer à la taxation de 8% sur les activités sociales et culturelles des CSE, qui
compromettrait directement l’accès aux vacances et aux loisirs de millions de familles et
d’enfants,
d’assurer des moyens aux territoires leur permettant de mettre en place une politique
éducative et solidaire.

Les enfants sont notre avenir, ils ne doivent pas être les victimes des erreurs passées.

Nous vous prions d’accepter, Monsieur le Premier Ministre, Mesdames et Messieurs les membres
du Gouvernement, Mesdames et Messieurs les Parlementaires, l’expression de notre considération et de notre détermination à défendre le droit aux vacances pour tous les enfants.

Un ensemble d’acteurs engagés

Quand « Ma Petite Planète » devient un jeu collectif ! 

Quand « Ma Petite Planète » devient un jeu collectif ! 

De Bellaing (59) à Molsheim (67), les Scouts et Guides de France se prennent au jeu des défis écologiques de « Ma Petite Planète » sur l’application mobile. Cuisiner, observer la nature, relever des petits gestes du quotidien… Trois semaines d’émulation joyeuse et de créativité, pour montrer que l’écologie, ensemble, c’est plus fun ! 

À Bellaing, tout un groupe relève les défis 

Deux semaines après le début de l’opération « Ma Petite Planète », le groupe Scouts et Guides de France de Bellaing s’est pleinement mobilisé. 
Sous l’impulsion de Sarah et Gabin, chefs Louveteaux-Jeannettes (8-11 ans), toutes les branches se sont mises aux défis : jeunes, maîtrises et parents confondus. 
Sarah et Gabin avaient découvert « Ma Petite Planète » lors de « Clameurs ! » cet été, alors qu’ils étaient encore compagnons. À la rentrée, Dorothée, cheffe de groupe et mère de Sarah, a embarqué toutes les tranches d’âge ! 

Des défis variés qui embarquent tout le monde 

« Nous, on a participé au rassemblement des ondes, JOTA-JOTI, raconte Anaïs, Jeannette. On a échangé avec un groupe suédois et on a décidé de faire leur recette de boulettes au chocolat dans l’après-midi ! ». Simon, lui, a profité d’un défi pour préparer un exposé sur les oiseaux du monde : « Ma maman a voulu relever les défis avec moi, et même mon frère s’y est mis. On a fait une journée sans écran — même pour maman, ce n’était pas facile ! ». 
 « On s’est lancés dans des recettes découvertes du monde », ajoutent Rachel, Thomas et Clara pionniers-caravelles (14-17ans). Les encadrants et parents ne sont pas en reste : Dorothée, la mère de Sarah, ainsi qu’Amélie et Fanny, responsables du groupe, se réjouissent de voir tout le monde embarquer : « Nous aussi, nous avons créé notre classe et relevé quelques défis ! » 
Sur l’application « Ma Petite Planète », le classement évolue chaque jour : Farfadets (6-8 ans), Louveteaux-Jeannettes, Scouts-Guides (11-14 ans), Pionniers-Caravelles, Compagnons (17-21 ans) se disputent les meilleures places. « C’est génial de voir l’émulation entre les unités », sourit Sarah. 

À Molsheim, les défis deviennent un projet d’année 

L’enthousiasme gagne tous les territoires. À Molsheim, Élodie, cheftaine Pionniers-Caravelles, raconte : « Nous cherchions un projet CAP (Concevoir, Agir, Partager) pour l’année, et « Ma Petite Planète » a été une belle occasion de démarrer. Les jeunes se sont emparés des défis avec une énergie folle ! On s’est créé un groupe où chacun partage ses photos et ses réussites avant de les valider dans l’application. Certains ont même écrit une chanson, d’autres une pièce de théâtre ou des banderoles sur l’écologie. »

Lors d’une sortie nature, les Pionniers-Caravelles ont aussi relevé un défi d’observation : répertorier les oiseaux et autres volatiles. « Ils ont repéré une bande d’oies sauvages ! J’ai bien rigolé en voyant la photo : les oies leur couraient après, prêtes à leur voler dans les plumes ! », s’amuse Élodie. De quoi transformer une simple observation en souvenir inoubliable — et valider le défi sur la biodiversité. 

Le mouvement continue de grandir : les groupes partagent leurs expériences, valident leurs défis et s’encouragent mutuellement. Les jeunes scouts et guides prouvent que l’écologie peut être un jeu collectif… et une formidable aventure humaine. Une aventure qu’ils comptent bien faire durer !  

PREMIER WEEK-END DE L’ANNÉE

PREMIER WEEK-END DE L’ANNÉE

Une centaine de participant ont lancé l’année scoute du groupe de Yerres et de Demain.
Pour certains, c’était la première nuit sous la tente, tandis que d’autres attendaient ce premier week-end avec impatience.
La motivation des cheftaines, des chefs, des volont’yerres, des équipiers de groupe, la joie et les sourires des jeunes annoncent une belle année scoute !

Le 11 octobre, les Scouts et Guides de France se mobilisent pour l’avenir des associations 

Le 11 octobre, les Scouts et Guides de France se mobilisent pour l’avenir des associations 

Alors que le modèle économique des associations se dégrade année après année, les Scouts et Guides de France s’engagent aux côtés du Mouvement Associatif le samedi 11 octobre. Cet appel à la mobilisation citoyenne vise à défendre une société qui soutient pleinement ses associations dans leurs missions sociales, éducatives et solidaires.

Pourquoi les Scouts et Guides de France rejoignent cette mobilisation ?  

Dans un monde qui se fragmente et où la haine se banalise, les associations demeurent d’indispensables espaces de cohésion. Elles tissent des réseaux de solidarité et contribuent à apaiser les tensions de notre société. Mouvement d’éducation populaire, nous jouons un rôle clé pour renforcer cette cohésion sociale dès le plus jeune âge. Nous croyons en un monde qui a confiance en ses associations et en la force des collectifs, pour préserver le bien commun et l’avenir des générations futures.

Nous avons la conviction que, pour donner du sens, l’éducation doit se faire ensemble : famille, école et partenaires associatifs. Aujourd’hui, c’est un pilier de cette complémentarité éducative qui vacille. En rejoignant cet appel, nous affirmons la nécessité de redonner toute leur place aux associations, en particulier de jeunesse et d’éducation populaire, dans une société qui en a plus que jamais besoin.

Anne-Claire Bellay, Déléguée Générale des Scouts et Guides de France

Un modèle économique qui se dégrade année après année

Alors que les besoins ne cessent d’augmenter, les moyens se réduisent. En 15 ans, la part des subventions a chuté de 41% dans le budget des associations. Un tiers d’entre elles déclare revoir leurs activités à la baisse pour survivre et certaines sont contraintes de mettre la clé sous la porte.

Aux Scouts et Guides de France, ces aides publiques permettent de réduire le coût de nos activités, de proposer une éducation de qualité, de soutenir des projets de solidarité internationale ou encore d’accueillir des volontaires en Service Civique. Nous craignons que les baisses répétées des subventions se traduisent dans le portefeuille des familles qui nous confient leurs enfants ou par une réduction de l’offre éducative de notre association. 

Marion Chazelle-Dufour, Déléguée Nationale au Modèle Économique aux Scouts et Guides de France

Les Scouts et Guides de France signataire d’une tribune

Les Scouts et Guides de France ont co-signé une tribune du Mouvement Associatif avec plus d’un millier d’autres associations. Vous pouvez la retrouver en cliquant sur le bouton ci-dessous :

Où se mobiliser ?

Pour les Scouts et Guides de France, il est possible de se joindre aux mobilisations associatives du 11 octobre, un peu partout en France, pour dire ensemble : “ça ne tient plus !”