Ce week-end, au rassemblement Clameurs ! , 94 pionniers, caravelles et compagnons feront leur confirmation devant 20 000 personnes, au cours de la veillée de célébration. À la Pentecôte, un week-end de retraite était organisé à Boran-sur-Oise, en vue de cette étape importante de leur parcours de foi.
« Faire sa confirmation, à Clameurs !, c’est une forme d’accomplissement, comme le début d’une vie encore plus liée aux scouts. » Théo, pionnier (14-17 ans), vient de Valenciennes. Il se prépare depuis plus d’un an avec son groupe scout à vivre ce sacrement fin juillet, avec plus de 90 autres jeunes.

Ce week-end de retraite à Boran-sur-Oise, aux portes de l’Île-de-France, vise à offrir à toutes celles et ceux qui ont fait le même choix que Théo un espace de rencontre, de réflexion et de prière. Marthe, membre de la « commission Célébration », chargée d’organiser la messe de Clameurs !, prépare ce moment depuis 6 mois. L’équipe, qui s’attendait au départ à accueillir une douzaine de confirmands, s’est vite rendu compte qu’il allait falloir revoir les chiffres à la hausse : « En octobre-novembre 2025, on a reçu une avalanche de demandes : des territoires entiers nous indiquaient que leurs jeunes voulaient être confirmés à Clameurs ! »
« Le scoutisme m’a aidé à me développer dans ma foi »

De fait, scoutisme et foi trouvent, auprès de nombreux jeunes, un écho particulier. Mélanie, en première année caravelle et scoute « depuis toujours » à Gap, témoigne : « Je retrouve plus ma foi dans le scoutisme qu’au collège. Je ne sais pas vraiment pourquoi… Peut-être les gens, ou la nature… ». Romain, compagnon de première année, renchérit : « C’est grâce aux scouts que je suis allé à Taizé, en pèlerinage… Le scoutisme m’a aidé à me développer dans ma foi. »
Beaucoup témoignent également des avantages qu’ils trouvent à préparer leur confirmation au sein des Scouts et Guides de France : « Alors que d’autres la préparent avec des cours de catéchisme, nous on fait la même chose en jouant », explique Lou, caravelle (14-17 ans). Clémence, compagnon (17-21 ans), abonde : « Les accompagnants s’adaptent vraiment à chacun : c’est plus souple. »
De la souplesse sans perdre le sens : c’est peut-être ce que peut offrir le scoutisme dans ce genre de situation. La célébration, par exemple, aura pour particularité d’être divisée en deux temps. La première partie sera vécue le soir ; le lendemain, les jeunes se lèveront à l’aube pour contempler le lever de soleil et recevoir l’eucharistie. Marthe s’en réjouit : « Je suis très heureuse que les Scouts et Guides de France puissent être novateurs dans ce genre de cadre. On propose aussi que l’homélie soit dialoguée entre les jeunes et l’évêque. » Claire, membre de la même commission, renchérit : « Si le scoutisme ne peut pas permettre ce genre d’expérience, qui le peut ? »

Les 94 jeunes se réjouissent de vivre à Clameurs ! cette « entrée dans le monde des grands », comme l’appelle Théo, . « La confirmation, ajoute Lou, c’est un moment où on nous fait confiance, où on nous propose de poser un vrai choix. C’est comme une promesse. » Et devant 20 000 personnes, ça a du poids.